La profitabilité économique directe des actions en faveur de la biodiversité

2 septembre 2010

Biodiversité

Si l’entreprise dépend de la biodiversité pour survivre à long terme, ce n’est pas pour autant que les impacts de la prise en compte de celle-ci n’existent pas à court terme. Et contrairement à l’idée reçue couramment rependue, les impacts ne sont pas nécessairement négatifs, au contraire.

Pour l’entreprise, l’érosion de la biodiversité et l’inaction dans le domaine comprend plusieurs risques et impacts, plus ou moins directs, qui ont des conséquences sur sa productivité et sa performance financière, mais qui peuvent être transformé en opportunités et impacts positifs.

Dans un premier temps il y a les risques en terme d’image et de responsabilité juridique. Pour l’entreprise il s’agit de prévenir les risques réglementaires et les risques associés à la réputation qui sont des coûts qui paraissent évidents et qui sont pris en compte pour toutes les questions dites de RSE aussi bien du social que de l’environnemental. La législation et la communication se développant sur les questions de biodiversité, les entreprises commencent aussi à la prendre en compte pour éviter ces risques là. Il s’agit donc ici d’éviter des coûts supplémentaires. Mais ces risques, ont des impacts en termes d’activité : valeur actionnariale, impossibilité de prêt, etc. Il ne s’agit pas alors d’éviter uniquement les faibles pénalités légales et la perte de quelques points en terme d’image, mais d’éviter des risques financiers plus importants, qui peuvent avoir un réel impact sur la compétitivité de l’entreprise.

Dans un second temps il y a les impacts de la prise en compte ou non de la biodiversité dans son système de production. Un système de production qui prend en compte la biodiversité, est un système qui consomme moins de ressources et qui fabrique moins de déchets, sources de dépenses importantes. Il s’agit aussi de pouvoir gérer des risques de disponibilité de matière première et de prix de cette matière première. Les entreprises dépendent de certaines matières premières issues du monde vivant. Comme nous l’avons expliqué précédemment le monde vivant est un système d’interdépendance, prendre en compte la biodiversité c’est s’assurer de l’existence de certaines ressources indispensables à la production de l’entreprise. Une production environnementale relève le plus souvent d’une production saine et effectuée dans l’amélioration de la productivité. Ce que les investisseurs savent. Avoir de telles pratiques permet donc une confiance de la part des investisseurs, l’obtention des prêts et des subventions par des organismes valorisants de plus en plus ces actions.

Et ces arguments concernent toutes les entreprises, à différentes échelles selon les secteurs d’activité évidemment, comme le montre l’étude de l’Orée. En effet, il existe aussi un risque de capital financier. Les risques liés à la biodiversité peuvent se traduire par la disparition de certains actifs, l’augmentation de coûts d’assurance et de taux d’intérêts. Comme nous l’avons suggéré, les entreprises ayant des politiques concernant l’extrafinancier peuvent avoir accès à des prêts ou à des taux, voir des subventions qui les rendent financièrement intéressantes. Les risques réglementaires aussi peuvent avoir un impact sur les droits de financement, les taux, et même le droit de continuer une activité.

On résume ces facteurs de productivité dans le schéma suivant adapté de Houdet (2008)
schma6.png

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